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Jeudi 12 Août 2010 - 09:42
En effet, les Dolomites ont dû être annulées pour cause d'une météorologie exécrable sur tout l'Arc alpin, mais cela n'a pas empêcher Michel de réaliser une fois de plus de belles rencontres. Récit de ces derniers jours
Lundi 9 août, coup de téléphoné à Mathieu MAYNADIER qui se trouver dans le massif du Mont-Blanc, versant BROUILLARD. "Il nous manque toujours un guide Mémé" "Ce n'est pas grave, au pire, on ira tous les deux, occupes-toi de la météo. Je fais chauffer quand même mon téléphone, au bout d'une bonne cinquantaine de coups de fil, Gilles CHAPPAZ, de la GTA, me donne le nom d'un ami à lui, guide, qui devait se rendre dans les Dolomites avec des amis. Il s'agit de Michel VINCENT, guide résidant Saint-Etienne et ayant organisé un bon nombre d'expédition en Hymalaya, dont une à l'Everest, en 1992, où il a atteint le sommet. Nous échangeons quelques mails puis nous nous appelons au téléphone. Michel arrivera donc lundi soir et nous partirons mardi matin. Michel m'informe des prévisions météorologiques dont il a eu connaissance pour les prochains jours, dans les Dolomites, ce n'est pas joyeux. Entre temps, je refais une prévision météorologique. Celle ci n'est pas mauvaise à partir du mercredi. J'en informe Mémé. Le lendemain, j'appelle Mémé, un peu dépité : "Les prévions ont changé, c'est la cata dans les Dolos, il va tomber plus de 60 mm de pluie!" Mémé me dit : "Essaie de voir ailleurs si c'est meilleur" Je fais donc la météo sur le Corno Stella, dans le Mercantour italien, ce n'est pas si mauvais, j'appelle donc mes deux compères, c'est entendu, cap sur le Corno Stella. Mémé qui se trouve toujours à Chamonix, passe à l'ENSA chercher le topo. L'après-midi, je refais un bulletin sur le Corno Stella et re belotte! Tout a changé! Le créneau météo est seulement de quatre heures, ce qui est parfaitement impossible en ce qui me concerne, de gravir ce sommet en si peu de temps! Je rappelle Mémé qui se trouve aux Diablerets, en Suisse. Mémé me réconforte en me disant "Ce n'est pas grave, Michel, j'ai bloqué les quatres jours, nous irons toujours faire quelque chose dans le Briançonnais. Dans l'après-midi, j'appelle le bureau de Météo-France Briançon pour savoir s'ils ont la même analyse que moi. Au bout du fil, le prévisionniste est Jean-Paul TAILLEPIED, que je connais bien. Hélas! Jean-Paul a exactement la même analyse que moi, c'est perturbé et instable sur une bonne partie des Alpes. Le soir, Michel arrive chez moi. Une fois les présentation effectuée, nous élaborons une stratégie pour les jour à venir. Nous décidons donc d'aller, dès le lendemain, grimper dans les Cerces, à l'éperon de la route. Le lendemain matin, à 9h, Michel passe me prendre et nous voilà partis. Au pied de la voie, une cordée de trois italiens et déjà à pied d'oeuvre tandis que débarque Bernard LANASPRE, guide et médecin chef des Urgences à l'hôpital de Briançon. Nous échangeons quelques mots et nous préparons pour commencer à grimper. Un homme d'une soixantaine d'année arrive, accompagné d'une fillette de 11 ans. Ils vont effectuer la même voie que nous, la voie des 40. Michel commence à grimper, il est bientôt au relais. Je m'élance dans les premiers pas qui sont en adhérence. J'éprouve quelques difficultés car cela fait un moment que je n'ai pas grimpé! Nous attaquons la deuxième longue dans une fissure cheminée assez agréable. Nous échangeons à plusieurs reprises avec l'autre cordée. Bientôt, ils nous doublent. Les longueurs s'enchaînent avec plus ou moins d'aisance mais le calcaire est très beau! 4 heures plus tard, nous voilà au sommet! J'ai passé un très agréable moment en compagnie de Michel. Nous entamons la descente, qui est loin d'être une partie de plaisir en ce qui me concerne. La sécheresse est telle que le chemin est très glissant! Plusieurs fois je me retrouve sur les fesses. Michel m'aide dans les passages les plus scabreux! Puis lorsque le chemin devient plus aisé, il me dit "Michel, on se retrouve à la voiture" Sur le chemin, je croise un groupe avec un accompagnateur en montagne. Il leur apprend la technique pour descendre une pente de face. Un peu plus tard, j'entends un groupe derrière moi. Je me retourne, il s'agit de trois grimpeurs, dont un guide de Briançon, Yohan. Nous discutons un peu, faisons un bout de chemin ensemble puis nous saluons. Après 1h30 de descente j'arrive enfin à la voiture. Michel s'est préparé un thé et m'offre un Coca bien frais. Michel me dit "J'en connais un qui va bien dormir ce soir" En effet, j'ai mon compte pour aujourd'hui. Nous nous mettons en route et rentrons à Vallouise. Arrivés aux Vigneaux, nous nous arrêtons à la fontaine, Michel rempli un jerrican d'eau et en profite pour laver sa salade. D'un coup, un fourgon s'arrête à notre niveau et j'entends "Oh Mich! Ca roule?"Il s'agit de Pierre MULLER, médecin urgentiste et guide de haute montagne avec qui j'ai gravi la Grande Sassière, avec Pascal ARPIN, Jean-Luc MILLEREAU et Nathalie SARLAT. Nous échangeons quelques mots. Nous rentrons chez moi à Vallouise. Michel doit retrouver ses amis à CHATEAU-QUEYRAS. Encore une bien belle rencontre et une belle journée d'escalade. Nous allons nous revoir c'est sûr! Pourquoi pas retenter les Dolomites ? Michel est bien motivé et moi aussi. Merci à Michel pour sa disponibilité, à Mémé qui s'est mis en quatre pour trouver des solutions ainsi qu'à tous les guides qui ont essayé d'aider Michel pour trouver une troisième personne. Merci à Jean-Paul TAILLE PIED du bureau de Météo-France de Briançon ainsi qu'à Bertrand CHOUET et Jean-Luc MILLEREAU qui font un travail énorme de logistique depuis plusieurs mois. Dimanche, nous allons grimper avec Mémé. Où? Surprise! Rendez-vous lundi les amis pour de nouvelles aventures.
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CLIP DU CERS
Jeudi 5 Août 2010 - 06:37
Un petit clip du Centre Europée de Rééducation sportive
Un CERSOIS ne renonce jamais, visionnez le cliphttp://www.youtube.com/watch?v=BqR9SPXlukQ
Vendredi 30 Juillet 2010 - 09:56
Michel, accompagné des guides Yvan ESTIENNE, GERARD VIONNET, MATHIEU CARLLHIAN et de JEAN-PAUL CARLIAN ainsi qu'ALAIN GUIRADO, a tenté l'ascension du Cervin par l'arête du Hörnli, coté suisse, les 24 et 25 juillet derniers.
Le 24 à 3h30 du matin, Jean-Paul CARLHIAN vient chercher Michel. Marylou les aide à charger les sacs et voilà nos deux compères partis en direction de MARTIGNY, dans le Valais suisse, où ils ont rendez-vous avec Gérard VIONNET et Alain GUIRADO. Gérard VIONNET est guide de haute montagne. Il a été professeur à l'ENSA pendant quinze ans. Il est un très bon ami du coach à Michel, Christophe MOULIN, et aussi pince-sans rire que lui. Alain GUIRADO est un ami de Gérard qui pratique l'alpinisme depuis plus de quarante ans. Notre joyeuse troupe a rendez-vous à 9h00 à MARTIGNY. Des incertitudes pèsent sur les conditions météorologiques. Aussi, Michel décide de téléphone à Yann GIEZENDANNER, routreur météo à Chamonix afin d'avoir son avis sur les deux jours à venir. C'est tout bon! Mis à part un petit vent du Nord. C'est donc parti! A 9h00, nos quatre comopères se retrouvent comme prévu à MARTIGNY. Une fois les présentations effectuées, Gérard et Alain transfèrent leurs affaires dans le camion et nous voilà repartis en direction de TASCH. Pendant le parcour, j'appelle Yvan afin que nous nous calions. Yvan était déjà au refuge du HORNLI avec un client de Chamonix, Philippe. Ils n'ont pas pu atteindre le sommet en raison des mauvaises conditions météorologiques. A 12h00, nous retrouvons Mathieu et Yvan à ZERMATT. Nous pique-niquons sur la terrasse d'un hôtel où Yvan a ses habitudes. Nous préparons les sacs et c'est parti pour le téléphérique. Nous débarquons à 2600 mètres d'altitude et c'est parti pour 600 mètres de dénivelée. La "Montagne-Maîltre", alias le Cervin, nous toise de ses 4478 mètres tout au long de notre montée. Le chemin est très agréable et je monte d'un bon pas. Au bout de 3h22, nous atteignons le refuge du HORNLI. La vue du refuge est grandiose et notre beau Cervin nous toise d'encore un peu plus près. Nous prenons une boisson pour nous rafraîchir et nous installons dans le dortoir. Nous sortons sur la terrasse avec Mathieu afin de tourner quelques images du magnifique spectacle du coucher de soleil sur les montagnes du Valais. A 19h00, nous prenons notre repas et discutons du programme du lendemain. Yvan décide que nous nous lèverons à 4h00 du matin pour un départ à 5h00 en direction de la cabane Solvay située à 4003 mètres d'altitude. Vers 21h00, après avoir effectué mes étirements, je monte me coucher. Les autres compagnons suivent. Je passe une très bonne nuit. A 4h00 le réveil sonne. Je m'extirpe de mon sac à viande difficilement. Cela fait deux jours de suite que je me lève à 4h00 et ça commence à tirer! Je m'habille maladroitement et nous descendons déjeuner. Le petit déjeuner est pris à la lueur des frontales. Gérard me donnent mes médicaments et me fait mes tartines. A 5h00, une fois les baudriers enfilés, nous sortons et nous encordons. Je suis encordé avec Mathieu, Alain et Jean-Paul s'encordent avec Gérard tandis qu'Yvan est en cordée volante avec lui-même. Au bout de vingt minutes, l'escalade commence par un pas assez athlétique. Yvan m'aide tandis que Mathieu m'assure du haut. Une fois ce passage passé, le cheminement reprend à travers des blocs à escalader plus ou moins aisés. Ma forme physique n'est pas au top. Dès que j'exécute un pas un peu athlétique, mon rythme cardiaque s'accélère à un rythme effréné. Nous continuons tranquillement, Mathieu devant, Yvan derrière. Gérard, Alain et Jean-Paul sont partis devant, ils vont quitter la nourriture et le réchaud à la cabane Solvay et tenter le sommet. Au bout de quelques heures, malgré les poses successives, Mathieu me dit :"Michel, on va redescendre, c'est plus raisonnaible"En effet, je suis sec. Nous entamons la descente par de la desecalade et des moulinettes. Un coup c'est Yvan qui m'assure, un coup Mathieu. Une heure plus tard, nos compères nous rejoignent. Ils ont été jusqu'à SOLVAY et ont dû faire demi-tour en raison des mauvaises conditions. En effet, le Cervin était tout en glace! Gérard, Alain et Jean-Paul nous doublent. Nous nous retrouvons un peu plus bas et nous rentrons tous ensemble au refuge du HORNLI. Nous déjeunons copieusement et entamons la descente vers le bas où Yvan connaît un petit hôtel non loin de la gare du téléphérique. Je descends assez lentement. Alain reste avec moi tout au long de la descente. Au bout deux 2h30, nous arrivons au chalet-hôtel où nous prenons une bonne douche et allons souper. Nous allons au lit et le lendemain rentrons pour Vallouise. Une bien belle aventure humaine malgré le "but" pris. Je le retenterais en prenant un peu plus de temps. Merci à tous! Je suis très heureux d'avoir connu Gérard et Alain. Mathieu, bien que jeune guide, a un très bel avenir devant lui : il est très patient, pédagogue, toujours le geste juste, sans tirer trop sur la corde. Yvan est toujours aussi blagueur et ce fut un plaisir de partager ce moment. A bientôt les amis.
Vendredi 30 Juillet 2010 - 09:42
Michel et sa mère, Présidente de l'association C.V.V.E. sont allés démarchés CARREFOUR MARKET A BRIANCON pour une demande de partenariat. Le Directeur, M. Frédéric PRUNIER-DUPARGE a accepté immédiatement.
Michel et sa mère Marylou, ont obtenu de la part du Directeur de CARREFOUR MARKET à Briançon, une aide en nourriture de 120 euros en bons d'achat pour participer aux frais de nourriture de Michel et de ses compagnons pendant ses périodes de bivouacs. La nourriture a déjà été très appréciée lors de la tentative de l'ascension du Cervin. L'association remercie chaleureusement M. PRUNIER-DUPARGE et son équipe. Des flyers avec les coordonées du site de Michel seront bientôt disponibles aux caisses afin quela clientèle et les employés de CARREFOUR MARKET BRIANCON puissent suivre la suite de son périple.
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