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AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

ITER : LA VRAIE NAISSANCE  

ITER : LA VRAIE NAISSANCE
Moment fort en émotion pour l'équipe d'ITER hier puisque le conseil vient de confirmer M. Kaname Ideda au poste de directeur général de l'organisation ITER, Norbert Holtkamp au poste de directeur général adjoint principal. Sis Chris Llewellyn Smith – directeur du programme de fusion du Royaume – Uni et président du Comité européen Supérieur de fusion – est élu président du conseil.
Après une conception "gelée" depuis 2001. Les concepteurs ont donc signé ; la revue de projet qui a demandé la participation de nombreux experts de tous les pays a conclu que la base de référence était suffisamment solide. Donc c'est le point de départ du "premier grand accord" : la signature entre ITER et le Japon du contrat pour la construction d'une partie d'un des plus grands composant du réacteur – soit 30 composants volumineux et lourds dont l'enceinte à vide pour le plasma et 19 bobines magnétiques toroïdales. Plus précisément est lancé l'achat des câbles supra conducteurs utilisés pour les bobines soit 9000 km – un marché de 350 M€ sur 1,5 milliards d'€ pour la totalité des bobines dont l'achat sera réparti sur différents pays. Une construction prévue pour durer 4 ans qui vont être les premiers à emprunter l'itinéraire revu pour ITER.
Après ce premier accord, environ 350 autres accords sont attendus. 2 ans sont prévus pour ce faire. Quant à la livraison, elle durera jusqu'à la fin de la construction.
Le premier contrat concernant l'Europe (et non pas spécifiquement la France) s'intéresse à tout ce qui concerne la construction des bâtiments, le terrassement (déjà fait).
Pour les bâtiments annexes le concours d'archi est fini, et des appels d'offre sont en cours pour la réalisation.
Sylvie Turillon Manuel

Rédigé par Sylvie TURILLON-MANUEL le Mercredi 28 Novembre 2007 à 11:55 | Permalien | Commentaires (0)


EDITIONS / LITTERATURE

MA CANDIDATE DE P. MENUCCI : OUI BON MAIS ALORS ?  

Les dessous de la campagne présidentielle de Ségolène Royal racontée par son grand organisateur, Patrick Menucci... Coups ou chapeaux bas, difficile de se retrouver dans cette grande cour d'école. Le livre est assez bien écrit et vivant.


un ouvrage en librairie - Ed. Albin Michel 19 €
Il a l'accent chantant du vrai marseillais, il a le verbe clair et l'allure débonnaire… Mais il ne faut pas s'y fier. Patrick Menucci est un redoutable, surtout dans l'organisation d'une campagne électorale. C'est dans son ouvrage Ma Candidate qu'il raconte ses actes et son action au cœur des turbulences de la vie politique et d'une présidentielle ; c'est aussi au cœur de cet ouvrage qu'il essaie de se justifier - lui préfèrera dire de rétablir la vérité - fustigeant quelque peu la presse qui selon lui a souvent mal compris ses mots ou ses gestes ! Il en profite aussi pour dégainer contre certains une colère contenue durant la campagne. Dommage pour ceux pour qui ce n'était pas justifié.
Mais bon il a fait son livre sous la plume de Guilledoux. A répondu aux "grands"média… dédaigné les petits.
Il est vrai qu'on s'habitue vite aux hautes sphères, mais il faut savoir revenir sur terre… Surtout que la politique donne des ailes mais fait aussi perdre des plumes !
Sylvie Turillon Manuel

Ed. Albin Michel 19 €

Rédigé par Sylvie TURILLON-MANUEL le Lundi 26 Novembre 2007 à 18:40 | Permalien | Commentaires (0)


AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

LE SIEGE D ITER OFFICIALISE A CADARACHE  

LE SIEGE D ITER OFFICIALISE A CADARACHE

C'est en grandes pompes que la ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche a fait un arrêt programmé sur le site d'ITER (international Thermonuclear Experimental Reactor susceptible de reproduire l'énergie du soleil d'ici une trentaine d'année) , entre deux manifestations d'étudiants, afin de signer l'accord de siège du projet d'International Thermonuclear experimental Reactor. Une projet qui, comme elle le dira « participe d'une exigence devenue désormais universelle, celle du développement durable ».
« Iter est une rêve partagé par 34 nations plus de la moitié de la population de la planète, qui est celui de faire briller sur terre un peu de ce feu qui brûle dans les étoiles, et d'offrir à l'humanité une nouvelle source d'énergie, presque inépuisable et bien plus respectueuse de l'environnement que tous les combustibles fossiles dont nous abusons tant aujourd'hui » soulignera Valérie Pécresse, donnant alors par le biais de sa signature aux côtés de celle du directeur d'ITER international, Kaname Ikeda, « les bases juridiques solides qui lui permettront de s'animer, en préparant et organisant la vie qui d'ici peu se déploiera ».
Une signature donc que celle de l'accord de siège, qui vient après le traité avec les 7 partenaires, puis la ratification, cadrer l'organisation internationale qui s'engage à « respecter les règlementations françaises ». Cet accord devra dans les mois qui viennent être ratifiée par le parlement.
STM

Rédigé par Sylvie Turillon le Lundi 26 Novembre 2007 à 17:30 | Permalien | Commentaires (0)


ART

ANS BARILLE – RIEDKIJK : LA PASSION DU VITRAIL… AU DELA DES FRONTIERES  

La Provence recèle bien des talents, la preuve au Rocher d'Ongles...

ANS BARILLE – RIEDKIJK : LA PASSION DU VITRAIL… AU DELA DES FRONTIERES
J'ai connu Ans Barillé – Riekijk dans le cadre d'une exposition.
Elle avait parmi ses œuvres proposées créé un paravent en vitraux… Ce qu'on peut qualifier de "hors normes". Après l'école des Beaux-Arts de Rotterdam et d'Angers, après un passage dans le monde de la faïence, à Delft et à Moustiers Sainte Marie, Ans s'est installée au Rocher d'Ongles dans les Alpes de Haute Provence où elle a créé son atelier de vitrail en 2000 suite à une formation professionnelle chez un maître verrier.
Les créations sont surtout contemporaines, mais aussi fabriquées de façon traditionnelle, avec une large gamme de verres (soufflés principalement) et un montage au plomb.
A découvrir en images…

Et sur son site : www.vitro-ans.com
A partir du 3 décembre 2007 et jusqu'à 31 de 14 h à 18 h 30 (excepté du 22 au 25/12/07) Exposition d'Hiver : une exposition de vitraux d' Ans Barillé-Riedijk et de bijoux d'Arielle Jones-Dieny – Au Rocher D'ongles.

Sylvie Turillon Manuel

Rédigé par Sylvie Turillon le Lundi 26 Novembre 2007 à 16:16 | Permalien | Commentaires (0)


TOURISME

LE CLUB MED AMENAGE LE TERRITOIRE  

LE CLUB MED AMENAGE LE TERRITOIRE
En cette période de vacances, on cherche avant tout à s'adonner à ses plaisirs... Farniente ou sport, plage ou montagne, cocotiers ou sapins... Peu importe. On se tourne alors vers ces vitrines touristiques, comme le Club Med, qui prônent la panacée de la villégiature. Mais derrière ces signes ostensiblement riches, qu'y a-t-il ? Outre le fait que le PDG du Club Med, Henri Giscard D'Estaing, ait annoncé lors du lancement d'un de ses derniers nés, il y a deux ans à Peisey Vallandry (en Savoie) que le Club Med s'orientait délibérément vers du « très haut de gamme », outre le fait que ses intentions ont été réitérées l'an dernier à La Plagne (lors du lancement du club rénové) puis l'été dernier à Opio, le club Med atteint maintenant les 5 tridents ! On mise haut on mise, eu égard à la prestation déjà existante, vers le « luxe convivial ». Un luxe convivial qui est d'ailleurs à découvrir avec le tout dernier né des villages, Albion à l'Ile Maurice.
Mais attention, sous le voile de volupté se cache une grande machine d'aménagement du territoire.
Sacrée concurrence à enrayer !
La concurrence est si forte aujourd'hui sur les produits touristiques « all inclusives »que le Club Med devait et voulait se distinguer. L'arrivée d'Henri Giscard D'Estaing à la tête de la structure a marqué ce changement de politique touristique d'aménagement. On mise maintenant vers le haut de gamme. Tout en prenant en compte de manière plus forte l'intégration à l'environnement, l'impact économique et social. Le Club Med fait de l'aménagement du territoire à sa façon. Peu à peu, on rénove, revisite, déconstruit pour reconstruire, et les 2 et 3 tridents disparaissent pour laisser la place aux 4 tridents (dont la proportion devrait atteindre 60 %). On fait le choix de s'adresser à une clientèle haut de gamme « qui, comme le souligne Henri Giscard d'Estain, travaille et vit dans un monde dur, fermé, hostile, un monde de compétitivité et qui veut, durant ses vacances, retrouver une ambiance de sérénité, de gaîté, de confort ». On vent à prix fort du rêve pragmatique. Et ça marche puisque, présentation officielle des chiffres à l'appui, la progression du chiffre d'affaire du club au premier semestre serait de 4 % en comparable. Une progression largement aidée par l'effet internet. « L'image du club Med continue à progresser sur les critères essentiels de la montée en gamme puisque selon les données, 75 % des personnes interrogées en France positionnent le club comme une marque raffinée avec confort et services haut de gamme contre 62 % en 2005 ». Un positionnement qui devrait être finalisé d'ici fin 2008. Ce qui veut dire dans le concret que 15 villages feront l'objet d'une montée en gamme, 6 vont s'ouvrir d'ici 2009. Et que certaines destinations sont à l'étude comme le Vietnam, le Sultanat d'Oman ou l'Afrique du Sud. Nous nous sommes même laissés dire en aparté qu'un éventuel Club Med III (voilier) est envisagé

Le Club Med, entreprise Citoyenne !
Mais c'est aussi ce vers quoi veut tendre le Club Med, comme le souligne le directeur général délégué Europe, François Salamon. « On doit être une entreprise citoyenne ! » Le Club Med aspire donc à faire de l'aménagement du territoire. « Nous nous implantons en respectant les régions, souligne-il, en accord avec les collectivités ou avec les autorités locales. Notre travail démarre en amont ». Après avoir opté pour un site ou répondu favorablement à la demande d'une collectivité, tout commence. « Nous discutons des possibilités, de l'intérêt des communes à nous accueillir, de même que leurs capacités à aménager les alentours » Et d'illustrer ses propos avec le Club de Peisey Vallandry : « Nous avons collaboré avec la mairie, les autorités locales afin de ne pas défigurer le site, afin de prévoir des accès routiers suffisants, etc...», 2 ans de projet, 2 ans de réalisation, des entreprises choisies in situ, une architecture qui s'intègre dans le paysage pour « ne pas déplaire aux riverains », une âme conservée... comme à Serre Che (Hautes Alpes), où « ce n'est pas le club, mais un vieux village ! » au pied de la montagne...
Les collectivités ne s'y trompent pas et prennent le relais si besoin est. A la Palmyre, en Atlantique, « les investissements ont été faits par des sociétés principalement de la région et le conseil Régional est devenu propriétaire du foncier que nous louons ». A l'Ile Maurice, c'est un deuxième village qui est en train de voir le jour, pour lequel « autorités et riverains ont donné leur aval ».
Créer l'emploi, une expérience expliquée à Rio
Et pour cause, l'arrivée du Club Med sur un site est un apport économique dont les retombées sont loin d'être négligeables (3 à 5 induits pour 1 emploi créé). A Peisey Vallandry, l'objectif était de maintenir des emplois fixes en zone de montagne. « Nous avons une activité constante sur l'année. Mais le pourcentage de personnel embauché in situ pour le Club est très variable ». En montagne, comme à Serre Che (Hautes Alpes) les moniteurs de ski sont toujours des locaux à Serre Chevalier ; à Agadir, le Club est le plus gros employeur de la ville (150 personnes embauchées sur place). Cependant il existe une différence entre montagne et mer, entre France et étranger. Et leur expérience a fait l'objet de présentation à la conférence de Rio. « A Trancoso, au Brésil, lorsque nous avons lancé le village, nous avons créé une école pour 500 personnes dont nous avons retenu 150 élèves pour une formation hôtelière de base spécifique Club Med. Tous ont pu trouver du travail par la suite, grâce à cette formation. Nous reproduisons l'expérience dès que nous pouvons. Comme à Marrakech. Le droit à la formation dans certains pays n'existe pas, mais nous appliquons des règles sociales ».
Sylvie Turillon Manuel

Rédigé par Sylvie Turillon le Samedi 24 Novembre 2007 à 21:48 | Permalien | Commentaires (0)


TOURISME

Voler dans les Alpes du Sud… un rêve éveillé  

Voler dans les Alpes du Sud… un rêve éveillé
Un plan particulièrement agréable à vivre… pour ceux qui aiment se lever tôt ! C'est à Gap-Tallard dans les Hautes Alpes.
Pour un balade en ballon, il faut, certes, débourser quelques deniers - ce n'est réellement pas donné – mais le jeu en vaut la chandelle. Surtout pour ceux qui aspirent à atteindre le nirvana... de la sérénité.
Les bavard(e)s arrêtent de parler... Les nerveux(ses) arrêtent de s'exciter... Un remède hors du temps pour un voyage.
Il existe d'autres possibilités de vol à découvrir ou à revivre : le deltaplane, le parapente, l'autogyre... Allez voir le site, c'est un conseil : gap-tallard.com/

Sylvie Turillon Manuel


Rédigé par Sylvie Turillon le Samedi 24 Novembre 2007 à 16:55 | Permalien | Commentaires (0)


EDITIONS / LITTERATURE

40 ANS APRES : UN AGENDA AUX COULEURS SANS EQUIVOQUE !  

Comme chaque année, HB Editions propose son Agenda. Cette année mai 68 est à l'honneur. Plus qu'une agenda, c'est un vrai travail de recherche et de documentation sur cette période.

François Bouchardeau présente l'Agenda 2008 : Mai 68
Mai 68, c'est bien connu, ce sont des slogans du type "sous les pavés la plage", ou "il est interdit d'interdire", mais voilà mai 68 à Paris, c'est bien plus que cela.

Déjà la dimension spatiotemporelle dépasse de loin les frontières lutéciennes ainsi que le mois, longtemps qualifié, de mois de la Vierge ! Non mai 68 c'est un mouvement révolutionnaire, qui, aujourd'hui fait encore frémir ; l'auteur le rappellera : il est une personnalité française, qui, lors d'une certaine campagne électorale, a tout de même, dans une quinzaine de discours souligné qu'il fallait "liquider l'héritage de mai 68".

Et les auteurs, François Bouchardeau, le fils d'Huguette pour ceux qui n'auraient pas encore fait le lien (!) et Jacques Le Scanff, s'amuseront du parallèle : "Au passage, notez bien : quarante ans, quatre décennies, presque un demi siècle… Imaginons, pour prendre un exemple d'élection marquante, le candidat Mitterrand menant campagne en 1981 à propos de faits survenus en 1941… Ou encore le général de Gaulle élu en 1958 grâce à un discours portant sur la fin de la première guerre mondiale !"

Cet ouvrage est bien plus qu'une agenda, c'est un agenda "littéraire". Ce qui veut dire : un travail de recherche au sens large et noble du terme. C'est du vrai boulot. Au travers d'une iconographie ciblée, au travers de citations émanant d'un vaste éventail documentaire au cœur de la littérature.

Les couleurs de la "der" sont sans ambiguïté : du rouge sur fond noir…
"A bas le sommaire, vive l'éphémère !" Ephémère. Une année c'est si vite passée…
Ce serait dommage de se priver de ces pages d'histoire.
Prix : 25 €

Sylvie Turillon Manuel
(crédits photos © STM)
Pour toute info : www.hb-editions.com
une maison d'édition qui est en Provence, à Forcalquier

Rédigé par Sylvie Turillon le Samedi 24 Novembre 2007 à 13:43 | Permalien | Commentaires (0)