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Sylvie TURILLON-MANUEL
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Reception d'une délégation Bulgare par le Conseil Général des Hautes-Alpes
Jean-Yves DUSSERRE, Président du Conseil Général des Hautes-Alpes, assisté de Jean-Michel ARNAUD...21/11/2008 14:20 - La rédaction
TOURISME
LE CLUB MED AMENAGE LE TERRITOIRE
En cette période de vacances, on cherche avant tout à s’adonner à ses plaisirs... Farniente ou sport, plage ou montagne, cocotiers ou sapins... Peu importe. On se tourne alors vers ces vitrines touristiques, comme le Club Med, qui prônent la panacée de la villégiature. Mais derrière ces signes ostensiblement riches, qu’y a-t-il ? Outre le fait que le PDG du Club Med, Henri Giscard D’Estaing, ait annoncé lors du lancement d’un de ses derniers nés, il y a deux ans à Peisey Vallandry (en Savoie) que le Club Med s’orientait délibérément vers du « très haut de gamme », outre le fait que ses intentions ont été réitérées l'an dernier à La Plagne (lors du lancement du club rénové) puis l'été dernier à Opio, le club Med atteint maintenant les 5 tridents ! On mise haut on mise, eu égard à la prestation déjà existante, vers le « luxe convivial ». Un luxe convivial qui est d'ailleurs à découvrir avec le tout dernier né des villages, Albion à l’Ile Maurice.
Mais attention, sous le voile de volupté se cache une grande machine d’aménagement du territoire.
Sacrée concurrence à enrayer !
La concurrence est si forte aujourd'hui sur les produits touristiques « all inclusives »que le Club Med devait et voulait se distinguer. L’arrivée d’Henri Giscard D’Estaing à la tête de la structure a marqué ce changement de politique touristique d’aménagement. On mise maintenant vers le haut de gamme. Tout en prenant en compte de manière plus forte l’intégration à l’environnement, l’impact économique et social. Le Club Med fait de l’aménagement du territoire à sa façon. Peu à peu, on rénove, revisite, déconstruit pour reconstruire, et les 2 et 3 tridents disparaissent pour laisser la place aux 4 tridents (dont la proportion devrait atteindre 60 %). On fait le choix de s’adresser à une clientèle haut de gamme « qui, comme le souligne Henri Giscard d’Estain, travaille et vit dans un monde dur, fermé, hostile, un monde de compétitivité et qui veut, durant ses vacances, retrouver une ambiance de sérénité, de gaîté, de confort ». On vent à prix fort du rêve pragmatique. Et ça marche puisque, présentation officielle des chiffres à l’appui, la progression du chiffre d’affaire du club au premier semestre serait de 4 % en comparable. Une progression largement aidée par l’effet internet. « L’image du club Med continue à progresser sur les critères essentiels de la montée en gamme puisque selon les données, 75 % des personnes interrogées en France positionnent le club comme une marque raffinée avec confort et services haut de gamme contre 62 % en 2005 ». Un positionnement qui devrait être finalisé d’ici fin 2008. Ce qui veut dire dans le concret que 15 villages feront l’objet d’une montée en gamme, 6 vont s’ouvrir d’ici 2009. Et que certaines destinations sont à l’étude comme le Vietnam, le Sultanat d’Oman ou l’Afrique du Sud. Nous nous sommes même laissés dire en aparté qu’un éventuel Club Med III (voilier) est envisagé
Le Club Med, entreprise Citoyenne !
Mais c'est aussi ce vers quoi veut tendre le Club Med, comme le souligne le directeur général délégué Europe, François Salamon. « On doit être une entreprise citoyenne ! » Le Club Med aspire donc à faire de l’aménagement du territoire. « Nous nous implantons en respectant les régions, souligne-il, en accord avec les collectivités ou avec les autorités locales. Notre travail démarre en amont ». Après avoir opté pour un site ou répondu favorablement à la demande d’une collectivité, tout commence. « Nous discutons des possibilités, de l’intérêt des communes à nous accueillir, de même que leurs capacités à aménager les alentours » Et d’illustrer ses propos avec le Club de Peisey Vallandry : « Nous avons collaboré avec la mairie, les autorités locales afin de ne pas défigurer le site, afin de prévoir des accès routiers suffisants, etc...», 2 ans de projet, 2 ans de réalisation, des entreprises choisies in situ, une architecture qui s’intègre dans le paysage pour « ne pas déplaire aux riverains », une âme conservée... comme à Serre Che (Hautes Alpes), où « ce n’est pas le club, mais un vieux village ! » au pied de la montagne...
Les collectivités ne s’y trompent pas et prennent le relais si besoin est. A la Palmyre, en Atlantique, « les investissements ont été faits par des sociétés principalement de la région et le conseil Régional est devenu propriétaire du foncier que nous louons ». A l’Ile Maurice, c’est un deuxième village qui est en train de voir le jour, pour lequel « autorités et riverains ont donné leur aval ».
Créer l’emploi, une expérience expliquée à Rio
Et pour cause, l’arrivée du Club Med sur un site est un apport économique dont les retombées sont loin d’être négligeables (3 à 5 induits pour 1 emploi créé). A Peisey Vallandry, l’objectif était de maintenir des emplois fixes en zone de montagne. « Nous avons une activité constante sur l’année. Mais le pourcentage de personnel embauché in situ pour le Club est très variable ». En montagne, comme à Serre Che (Hautes Alpes) les moniteurs de ski sont toujours des locaux à Serre Chevalier ; à Agadir, le Club est le plus gros employeur de la ville (150 personnes embauchées sur place). Cependant il existe une différence entre montagne et mer, entre France et étranger. Et leur expérience a fait l’objet de présentation à la conférence de Rio. « A Trancoso, au Brésil, lorsque nous avons lancé le village, nous avons créé une école pour 500 personnes dont nous avons retenu 150 élèves pour une formation hôtelière de base spécifique Club Med. Tous ont pu trouver du travail par la suite, grâce à cette formation. Nous reproduisons l’expérience dès que nous pouvons. Comme à Marrakech. Le droit à la formation dans certains pays n’existe pas, mais nous appliquons des règles sociales ».
Sylvie Turillon Manuel
Mais attention, sous le voile de volupté se cache une grande machine d’aménagement du territoire.
Sacrée concurrence à enrayer !
La concurrence est si forte aujourd'hui sur les produits touristiques « all inclusives »que le Club Med devait et voulait se distinguer. L’arrivée d’Henri Giscard D’Estaing à la tête de la structure a marqué ce changement de politique touristique d’aménagement. On mise maintenant vers le haut de gamme. Tout en prenant en compte de manière plus forte l’intégration à l’environnement, l’impact économique et social. Le Club Med fait de l’aménagement du territoire à sa façon. Peu à peu, on rénove, revisite, déconstruit pour reconstruire, et les 2 et 3 tridents disparaissent pour laisser la place aux 4 tridents (dont la proportion devrait atteindre 60 %). On fait le choix de s’adresser à une clientèle haut de gamme « qui, comme le souligne Henri Giscard d’Estain, travaille et vit dans un monde dur, fermé, hostile, un monde de compétitivité et qui veut, durant ses vacances, retrouver une ambiance de sérénité, de gaîté, de confort ». On vent à prix fort du rêve pragmatique. Et ça marche puisque, présentation officielle des chiffres à l’appui, la progression du chiffre d’affaire du club au premier semestre serait de 4 % en comparable. Une progression largement aidée par l’effet internet. « L’image du club Med continue à progresser sur les critères essentiels de la montée en gamme puisque selon les données, 75 % des personnes interrogées en France positionnent le club comme une marque raffinée avec confort et services haut de gamme contre 62 % en 2005 ». Un positionnement qui devrait être finalisé d’ici fin 2008. Ce qui veut dire dans le concret que 15 villages feront l’objet d’une montée en gamme, 6 vont s’ouvrir d’ici 2009. Et que certaines destinations sont à l’étude comme le Vietnam, le Sultanat d’Oman ou l’Afrique du Sud. Nous nous sommes même laissés dire en aparté qu’un éventuel Club Med III (voilier) est envisagé
Le Club Med, entreprise Citoyenne !
Mais c'est aussi ce vers quoi veut tendre le Club Med, comme le souligne le directeur général délégué Europe, François Salamon. « On doit être une entreprise citoyenne ! » Le Club Med aspire donc à faire de l’aménagement du territoire. « Nous nous implantons en respectant les régions, souligne-il, en accord avec les collectivités ou avec les autorités locales. Notre travail démarre en amont ». Après avoir opté pour un site ou répondu favorablement à la demande d’une collectivité, tout commence. « Nous discutons des possibilités, de l’intérêt des communes à nous accueillir, de même que leurs capacités à aménager les alentours » Et d’illustrer ses propos avec le Club de Peisey Vallandry : « Nous avons collaboré avec la mairie, les autorités locales afin de ne pas défigurer le site, afin de prévoir des accès routiers suffisants, etc...», 2 ans de projet, 2 ans de réalisation, des entreprises choisies in situ, une architecture qui s’intègre dans le paysage pour « ne pas déplaire aux riverains », une âme conservée... comme à Serre Che (Hautes Alpes), où « ce n’est pas le club, mais un vieux village ! » au pied de la montagne...
Les collectivités ne s’y trompent pas et prennent le relais si besoin est. A la Palmyre, en Atlantique, « les investissements ont été faits par des sociétés principalement de la région et le conseil Régional est devenu propriétaire du foncier que nous louons ». A l’Ile Maurice, c’est un deuxième village qui est en train de voir le jour, pour lequel « autorités et riverains ont donné leur aval ».
Créer l’emploi, une expérience expliquée à Rio
Et pour cause, l’arrivée du Club Med sur un site est un apport économique dont les retombées sont loin d’être négligeables (3 à 5 induits pour 1 emploi créé). A Peisey Vallandry, l’objectif était de maintenir des emplois fixes en zone de montagne. « Nous avons une activité constante sur l’année. Mais le pourcentage de personnel embauché in situ pour le Club est très variable ». En montagne, comme à Serre Che (Hautes Alpes) les moniteurs de ski sont toujours des locaux à Serre Chevalier ; à Agadir, le Club est le plus gros employeur de la ville (150 personnes embauchées sur place). Cependant il existe une différence entre montagne et mer, entre France et étranger. Et leur expérience a fait l’objet de présentation à la conférence de Rio. « A Trancoso, au Brésil, lorsque nous avons lancé le village, nous avons créé une école pour 500 personnes dont nous avons retenu 150 élèves pour une formation hôtelière de base spécifique Club Med. Tous ont pu trouver du travail par la suite, grâce à cette formation. Nous reproduisons l’expérience dès que nous pouvons. Comme à Marrakech. Le droit à la formation dans certains pays n’existe pas, mais nous appliquons des règles sociales ».
Sylvie Turillon Manuel
LE CLUB MED A SERRE CHE : IL N EST PAS LA PAR HASARD...
Qui contesterait l’image de « vacances de rêve » du Club Med véhiculée de par le monde ?
Son savoir faire en matière de produit touristique adapté et clé en main lui a permis d’obtenir la pôle-position en la matière. Et lorsque le Club Med s’installe dans une région, dans un pays, ce n’est pas sans avoir tout calculé à l’avance via des études de marché très pointues.
L’histoire de l’implantation du Club Med de Serre Che date réellement de 1957... C’est dire si la structure était déjà visionnaire ! Mais, au fil du temps, ce village « ancienne génération » ne répond plus au cahier des charges du Club Med qui s’en déleste dans les années 70. Non sans quelques remords...
« Nous recherchions toutefois une opportunité pour revenir » explique Etienne Polin, directeur régional Opération sur le quart sud-est de l’hexagone... Et si le Club Med veut se « réimplanter », c’est bien qu’il y a trouvé les avantages recherchés ! « Effectivement, il faut bien sûr que les lieux d’accueil aient certains attraits pour nous ». Pour ce qui est de Serre Che, l’altitude, le climat, l’accessibilité– par l’avion à Turin ou le TGV à Oulx – ont été autant d’atouts favorables et même déterminants.
C’est donc en décembre 2001, après deux ans de travaux que le plus important village de montagne du Club Med, fort de 1 100 lits (répartis sur 350 chambres), qui compte près de 250 employés, s’implante sur Serre Che. C’est un produit familial plutôt haut de gamme (3 tridents sur une échelle de 4 !) qui bénéficie, de par son positionnement géographique, d’une amplitude d’ouverture plus importante entre l’hiver et l’été, optimisant de fait le mode économique, mais surtout séduisant une clientèle française et internationale venant plus particulièrement de Belgique, d’Hollande, d’Italie et même d’Israël... Et pour le Club Med, qui compte un taux de remplissage avoisinant les 80 %, autant dire que l’opération est « très rentable » !
Le Club Med gagne ; mais le Club Med rend. Ainsi la volonté du groupe, lorsque cela est possible, est de recruter son personnel sur place ; et de travailler en relation avec les acteurs locaux. « Nous pouvons, grâce à la proximité de Briançon, embaucher un maximum de personnel sur place, explique Etienne Polin, de plus, nous sommes dans une région où toutes les autorités locales nous accompagnent énormément pour ce qui est l’exploitation ; et en ce qui concerne le développement de produits touristiques, cela se fait en relation avec les opérateurs locaux ce qui nous permet de proposer des produits particulièrement exceptionnels »
A tel point qu’aujourd’hui, satisfaction oblige, on sent bien qu’il y a encore moyen d’optimiser...
Qui contesterait l’image de « vacances de rêve » du Club Med véhiculée de par le monde ?
Son savoir faire en matière de produit touristique adapté et clé en main lui a permis d’obtenir la pôle-position en la matière. Et lorsque le Club Med s’installe dans une région, dans un pays, ce n’est pas sans avoir tout calculé à l’avance via des études de marché très pointues.
L’histoire de l’implantation du Club Med de Serre Che date réellement de 1957... C’est dire si la structure était déjà visionnaire ! Mais, au fil du temps, ce village « ancienne génération » ne répond plus au cahier des charges du Club Med qui s’en déleste dans les années 70. Non sans quelques remords...
« Nous recherchions toutefois une opportunité pour revenir » explique Etienne Polin, directeur régional Opération sur le quart sud-est de l’hexagone... Et si le Club Med veut se « réimplanter », c’est bien qu’il y a trouvé les avantages recherchés ! « Effectivement, il faut bien sûr que les lieux d’accueil aient certains attraits pour nous ». Pour ce qui est de Serre Che, l’altitude, le climat, l’accessibilité– par l’avion à Turin ou le TGV à Oulx – ont été autant d’atouts favorables et même déterminants.
C’est donc en décembre 2001, après deux ans de travaux que le plus important village de montagne du Club Med, fort de 1 100 lits (répartis sur 350 chambres), qui compte près de 250 employés, s’implante sur Serre Che. C’est un produit familial plutôt haut de gamme (3 tridents sur une échelle de 4 !) qui bénéficie, de par son positionnement géographique, d’une amplitude d’ouverture plus importante entre l’hiver et l’été, optimisant de fait le mode économique, mais surtout séduisant une clientèle française et internationale venant plus particulièrement de Belgique, d’Hollande, d’Italie et même d’Israël... Et pour le Club Med, qui compte un taux de remplissage avoisinant les 80 %, autant dire que l’opération est « très rentable » !
Le Club Med gagne ; mais le Club Med rend. Ainsi la volonté du groupe, lorsque cela est possible, est de recruter son personnel sur place ; et de travailler en relation avec les acteurs locaux. « Nous pouvons, grâce à la proximité de Briançon, embaucher un maximum de personnel sur place, explique Etienne Polin, de plus, nous sommes dans une région où toutes les autorités locales nous accompagnent énormément pour ce qui est l’exploitation ; et en ce qui concerne le développement de produits touristiques, cela se fait en relation avec les opérateurs locaux ce qui nous permet de proposer des produits particulièrement exceptionnels »
A tel point qu’aujourd’hui, satisfaction oblige, on sent bien qu’il y a encore moyen d’optimiser...

