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TOURISME

LE CLUB MED AMENAGE LE TERRITOIRE  

LE CLUB MED AMENAGE LE TERRITOIRE
En cette période de vacances, on cherche avant tout à s’adonner à ses plaisirs... Farniente ou sport, plage ou montagne, cocotiers ou sapins... Peu importe. On se tourne alors vers ces vitrines touristiques, comme le Club Med, qui prônent la panacée de la villégiature. Mais derrière ces signes ostensiblement riches, qu’y a-t-il ? Outre le fait que le PDG du Club Med, Henri Giscard D’Estaing, ait annoncé lors du lancement d’un de ses derniers nés, il y a deux ans à Peisey Vallandry (en Savoie) que le Club Med s’orientait délibérément vers du « très haut de gamme », outre le fait que ses intentions ont été réitérées l'an dernier à La Plagne (lors du lancement du club rénové) puis l'été dernier à Opio, le club Med atteint maintenant les 5 tridents ! On mise haut on mise, eu égard à la prestation déjà existante, vers le « luxe convivial ». Un luxe convivial qui est d'ailleurs à découvrir avec le tout dernier né des villages, Albion à l’Ile Maurice.
Mais attention, sous le voile de volupté se cache une grande machine d’aménagement du territoire.
Sacrée concurrence à enrayer !
La concurrence est si forte aujourd'hui sur les produits touristiques « all inclusives »que le Club Med devait et voulait se distinguer. L’arrivée d’Henri Giscard D’Estaing à la tête de la structure a marqué ce changement de politique touristique d’aménagement. On mise maintenant vers le haut de gamme. Tout en prenant en compte de manière plus forte l’intégration à l’environnement, l’impact économique et social. Le Club Med fait de l’aménagement du territoire à sa façon. Peu à peu, on rénove, revisite, déconstruit pour reconstruire, et les 2 et 3 tridents disparaissent pour laisser la place aux 4 tridents (dont la proportion devrait atteindre 60 %). On fait le choix de s’adresser à une clientèle haut de gamme « qui, comme le souligne Henri Giscard d’Estain, travaille et vit dans un monde dur, fermé, hostile, un monde de compétitivité et qui veut, durant ses vacances, retrouver une ambiance de sérénité, de gaîté, de confort ». On vent à prix fort du rêve pragmatique. Et ça marche puisque, présentation officielle des chiffres à l’appui, la progression du chiffre d’affaire du club au premier semestre serait de 4 % en comparable. Une progression largement aidée par l’effet internet. « L’image du club Med continue à progresser sur les critères essentiels de la montée en gamme puisque selon les données, 75 % des personnes interrogées en France positionnent le club comme une marque raffinée avec confort et services haut de gamme contre 62 % en 2005 ». Un positionnement qui devrait être finalisé d’ici fin 2008. Ce qui veut dire dans le concret que 15 villages feront l’objet d’une montée en gamme, 6 vont s’ouvrir d’ici 2009. Et que certaines destinations sont à l’étude comme le Vietnam, le Sultanat d’Oman ou l’Afrique du Sud. Nous nous sommes même laissés dire en aparté qu’un éventuel Club Med III (voilier) est envisagé

Le Club Med, entreprise Citoyenne !
Mais c'est aussi ce vers quoi veut tendre le Club Med, comme le souligne le directeur général délégué Europe, François Salamon. « On doit être une entreprise citoyenne ! » Le Club Med aspire donc à faire de l’aménagement du territoire. « Nous nous implantons en respectant les régions, souligne-il, en accord avec les collectivités ou avec les autorités locales. Notre travail démarre en amont ». Après avoir opté pour un site ou répondu favorablement à la demande d’une collectivité, tout commence. « Nous discutons des possibilités, de l’intérêt des communes à nous accueillir, de même que leurs capacités à aménager les alentours » Et d’illustrer ses propos avec le Club de Peisey Vallandry : « Nous avons collaboré avec la mairie, les autorités locales afin de ne pas défigurer le site, afin de prévoir des accès routiers suffisants, etc...», 2 ans de projet, 2 ans de réalisation, des entreprises choisies in situ, une architecture qui s’intègre dans le paysage pour « ne pas déplaire aux riverains », une âme conservée... comme à Serre Che (Hautes Alpes), où « ce n’est pas le club, mais un vieux village ! » au pied de la montagne...
Les collectivités ne s’y trompent pas et prennent le relais si besoin est. A la Palmyre, en Atlantique, « les investissements ont été faits par des sociétés principalement de la région et le conseil Régional est devenu propriétaire du foncier que nous louons ». A l’Ile Maurice, c’est un deuxième village qui est en train de voir le jour, pour lequel « autorités et riverains ont donné leur aval ».
Créer l’emploi, une expérience expliquée à Rio
Et pour cause, l’arrivée du Club Med sur un site est un apport économique dont les retombées sont loin d’être négligeables (3 à 5 induits pour 1 emploi créé). A Peisey Vallandry, l’objectif était de maintenir des emplois fixes en zone de montagne. « Nous avons une activité constante sur l’année. Mais le pourcentage de personnel embauché in situ pour le Club est très variable ». En montagne, comme à Serre Che (Hautes Alpes) les moniteurs de ski sont toujours des locaux à Serre Chevalier ; à Agadir, le Club est le plus gros employeur de la ville (150 personnes embauchées sur place). Cependant il existe une différence entre montagne et mer, entre France et étranger. Et leur expérience a fait l’objet de présentation à la conférence de Rio. « A Trancoso, au Brésil, lorsque nous avons lancé le village, nous avons créé une école pour 500 personnes dont nous avons retenu 150 élèves pour une formation hôtelière de base spécifique Club Med. Tous ont pu trouver du travail par la suite, grâce à cette formation. Nous reproduisons l’expérience dès que nous pouvons. Comme à Marrakech. Le droit à la formation dans certains pays n’existe pas, mais nous appliquons des règles sociales ».
Sylvie Turillon Manuel

Rédigé par Sylvie Turillon le Samedi 24 Novembre 2007 à 21:48 | Permalien | Commentaires (0)

TOURISME

Voler dans les Alpes du Sud… un rĂŞve Ă©veillĂ©  

Voler dans les Alpes du Sud… un rêve éveillé
Un plan particulièrement agréable à vivre… pour ceux qui aiment se lever tôt ! C'est à Gap-Tallard dans les Hautes Alpes.
Pour un balade en ballon, il faut, certes, débourser quelques deniers - ce n’est réellement pas donné – mais le jeu en vaut la chandelle. Surtout pour ceux qui aspirent à atteindre le nirvana... de la sérénité.
Les bavard(e)s arrêtent de parler... Les nerveux(ses) arrêtent de s'exciter... Un remède hors du temps pour un voyage.
Il existe d'autres possibilités de vol à découvrir ou à revivre : le deltaplane, le parapente, l'autogyre... Allez voir le site, c'est un conseil : gap-tallard.com/

Sylvie Turillon Manuel


Rédigé par Sylvie Turillon le Samedi 24 Novembre 2007 à 16:55 | Permalien | Commentaires (0)